La troisième course de la saison 2006
du Championnat de France Dragster.

3d_basic_home.gif

Elle s'est déroulée sur le circuit de LURCY-LEVIS.
Cette fois encore, c'est mon brave vieux J9 qui a eu la charge de tirer la remorque que m'a prêté le Garage ANDRES à Bligny lès Beaune, avec la Monza dessus.

Cette course se situe à environ 200 km de chez moi, et c'est un trajet bien plus court que ma "caravane" a eu à parcourir par rapport aux deux dernières courses.
Seul problème avec la remorque qui m'a été prêté, c'est qu'elle est constitué de deux rails, et il me faut monter des pneus "de route..." pour installer la Monza.
(Voir la page consacrée à ce problème, ici.)
Une fois sur place, traditionnellement : l'installation du barnum, des tentes et du reste !

L'atelage........

Installation...

Mimi donne des instructions, et Bébert écoute...

La Monza à pied d'oeuvre...

Le samedi est consacré au temps de qualification.
C'est à dire que l'on va se présenter sur la piste (suivant nos catégories évidemment) et que l'on soit seul ou à deux, le but est d'établir un temps principalement, mais aussi d'affiner son temps de réaction et ses réglages.

Tout est prêt...

On cogite ferme...

On se prépare en pré-grille.

Alors, je vais vous montrer, en images, le déroulement d'un départ.
NOTEZ que les photos qui ne portent pas notre sigle, ont été réalisées par Hervé GAY de notre team, et par VINCE, le Webmaster de "Camaro-Firebird.com"
Merci à eux. D'autres sont signées.

On passe au burnout...

Fin du burnout...

On se présente d'abord en pré-grille, ensuite on est invité à pénétrer sur la zone de départ. La première action est de faire chauffer les slicks afin qu'ils aient une bonne adhérence sur la piste : c'est la zone de "Burn Out".
Puis sans lâcher l'accélérateur on quitte cette zone (pour éviter les burns "statiques" qui creusent la piste). On relâche et l'on vient se placer en retrait de "start chief". Lorsque les deux voitures (ou une seule) sont dans cette position, alors, il fait un signe pour que nous nous avancions.

Et c'est parti !

A cet instant il faut être très concentré (comme disait Mr. Nestlé) . La position de départ est donnée par des cellules au sol, qui vont agir sur les lampes de "l'arbre de Noël". Quand la roue avant du véhicule atteint la ligne fixée par le premier barrage de cellules, les deux lampes "Pre Stage" de sa voie s'allument (c'est idem pour l'autre concurrent). Lorsque, en continuant d'avancer (doucement...) la roue avant vient franchir le deuxième barrage de cellules, se sont les deux lampes de "Stage" de sa voie qui s'allument. On est alors, en position de départ.
Si l'on continue d'avancer après avoir allumé le Stage, les roues avant vont rencontrer un troisième barrage de cellules qui elles commandent la lampe... ROUGE = éliminé !!
Lorsque les deux concurrents sont en Stage, le Start Chief va presser un bouton (à sa guise...) ce qui aura pour effet de lancer la procédure de départ (identique pour les deux voies dans notre cas (en Braket Racing c'est différent, mais tel n'est pas notre sujet actuellement).
Cette procédure comporte deux phases : première phase, les trois jaunes vont s'allumer, puis 0.5s la verte va s'allumer, signe de délivrance !!! Là on enfonce la pédale de droite et Goooooooooooooooo ! Ca c'est quant tout se passe bien... Le "temps de réaction" se mesure alors. C'est le temps que vous mettez entre le moment où le vert est allumé et le moment où la voiture commence à se déplacer. Il va s'en dire que si vous voulez être compétitif, il faut A N T I C I P E, car c'est souvent là que se gagne ou se perd une course entre deux voitures de puissance égale.
Mais si vous anticipez trop, et que votre temps de réaction est inférieur à 0.5s, là c'est un ROUGE qui vous est gratifié généreusement = OUT.

Et c'est parti...

Puis le retour aux stands...

Une fois le run effectué, retour aux stands avec l'aide des petits camarades, et debriefing du run suivant le ticket de temps qui nous est remis à chaque run, et qui comporte toutes les informations de temps et de vitesse (au 1/1000ème de seconde)

On manoeuvre... pas facile sans direction assistée...

Jean Philippe (JPS) à l'air un peu dubitatif quand à ma dernière performance...

Et Hervé (notre Photographe) vient aux nouvelles

L'ensemble des essais et qualifications se sont passées sans trop de problème en ce samedi. Il est à noter que l'on est jamais assez attentif à sa mécanique. Pour exemple d'une aventure qui m'est arrivée entre le samedi et le dimanche avant les éliminatoires (heureusement) :
Au premier run du samedi mon temps était de 11.531, puis les runs suivants 11.477, 11.436, 11.417 (tout allait pour le mieux...) puis, sans savoir pourquoi, 11.698, 11.570, 11.556, 11.552, et 11.583 !!
J'avais bien contrôlé mes jeux de culbuteurs (suite à la découverte de l'usure d'une tige à la dernière course) et je ne voyais rien qui clochait. Sauf qu'au retour du dernier run durant lequel je m'interrogeais fortement sur ces contre-performances, mon attention fut attiré par un bruit d'échappement anormal... Il faut dire qu'en échappement libre c'est pas facile à entendre ! De retour aux stands, je constatais que le tuyau d'échappement partant du 8ème cylindre était complètement desserré et laissait un jour de 2-3 mm entre la culasse, le joint et la plaque !!
Re-serrage avec Loctite, et départ pour la dernière qualification.
Résultat 11.280, meilleur temps de la Monza !!

Suite....